Simulacre de conseil municipal :

sans la caution des élus d’APLE !

 

Les 7 élus du groupe municipal Agir pour Luçon ensemble ont décidé de ne pas participer au conseil municipal du lundi 27 septembre 2010.

Par ce geste exceptionnel, ils tiennent à marquer, avec gravité, leur refus de cautionner le simulacre de démocratie qu’est devenue la vie municipale. Les commissions sont bafouées. Le respect de l’opposition inexistant. De basses opérations politiciennes obligent une association à se démentir elle-même. Adepte du copier-coller, celui qui fait maire est, par son cynisme, une caricature – si faire se peut –de son modèle, Sarkozy.

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HALTE AU MEPRIS DES ELUS !

 

C’est par la presse (Ouest-France du 25/09/10), que la plupart des élus ont pu découvrir les mirifiques projets du maire. Aucun de ceux-ci n’a fait l’objet d’un travail ou d’une présentation en commission. Aucun n’a laissé la moindre place à la concertation avec les élus de l’opposition, alors que ces thèmes figurant en tête de leur programme municipal, ils avaient bien sûr des propositions à faire.

Des millions d’euros sont agités sans que les montages financiers aient été débattus. Une restructuration des écoles publiques est présentée comme bouclée, sans consultation des élus et des associations concernées.

Au delà du mépris constant des élus de l’opposition, comme de certains de sa majorité d’ailleurs, c’est un déni de démocratie auquel se livrent le maire et sa garde rapprochée.

Fervent disciple du président de la république, il en reproduit localement tous les excès, en dehors de toute règle…si ce n’est celles du mensonge et du cynisme.

L’absence totale d’information préalable ne peut être remplacée par une séance de spectacle de marionnettes, où l’opposition est systématiquement victime des agressions verbales du maire.

C’est pourquoi le groupe municipal Agir pour Luçon ensemble à décidé de ne pas participer au conseil municipal du lundi 27 septembre, afin de ne pas cautionner un simulacre de démocratie.

 

VRAI CHANTAGE ET FAUX DEMENTI  ?

 

Il est rare de voir une personne, une association ou tout autre organisation démentir son propre texte.

C’est pourtant ce que vient de faire le « bureau des P’tits Faons », mettant ainsi indirectement en cause « Lucius » et notre association, qui avait répondu à la demande de ses représentants en accueillant leur réaction, sous forme de tribune libre, dans notre revue. Si nous regrettons ce revirement, il n’est pas question pour nous d’accepter le sous-entendu qui en découle.

 
   
 
 

 

Comme en témoigne cette copie d’écran, l’association des P’tits Faons a bien envoyé l’article, validé par son avocat-conseil, qui a été reproduit intégralement dans notre revue. Nous conservons toutes les pièces justificatives de ces envois.

Pourquoi ce revirement brutal ?

Comme le disait très bien leur texte, le maire n’avait même pas cru bon de les associer à la réflexion autour de ce projet, et toutes leurs questions étaient restées sans réponse.

Dés la distribution de leur article, en supplément à notre revue, les responsables de l’association étaient convoquées dans le bureau du maire.

Intimidations ? Menaces ? Chantage aux subventions et à l’emploi ?

Toujours est il que le bureau de l’association acceptait de signer un communiqué d’auto-démenti, tout en se réjouissant que le dialogue ait pu être entamé avec la mairie à cette occasion !

Communiqué tellement apolitique que ce sont les membres de l’association de soutien à la majorité municipale, Président en tête, qui en assuraient la distribution ce week-end.

Le cynisme du maire UMP y éclate avec cette formule typique de sa prose : « récupérations partisanes et politiques », alors que c’est lui qui manipule et en fait une vile opération politicienne.

 
 
   
 
   

Des projets ou des mirages ?

 

Jamais à court de promesses (qui n’engagent que ceux qui les reçoivent), le Maire est prêt à promettre la lune.

Fin 2011, une maison de l’enfance pour remplacer la halte-garderie.

Où ça ? « derrière le restaurant le Chêne-vert ». Question « halte garderie » pour aller faire ses courses au marché pratique ! Ce sera « un copier-coller de la structure du même type à Sainte-Hermine ». Sauf qu’en fait ladite structure est destiné au Vendéopôle qui compte des centaines d’emplois, une autre échelle que les « parcs économiques » luçonnais, sur la sortie Fontenay.

 

On chasse « les p’tits faons » et, hop, que voit-on sortir du chapeau, la Maisons médicale. « Rester sur place était techniquement difficile et coûteux », pour la halte-garderie. Ce ne sera ni l’un ni l’autre pour la Maison médicale ! Quoique le coût prévisionnel serait de 950 000 euros. Les intéressés – ceux qui restent, car certains se sont lassés des atermoiements du Maire – n’ont même pas été vraiment consultés. Mais c’est pour 2012…

 

Et qu’est ce qu’il y encore dans la manche ? 4 500 000 euros pour les écoles publiques. Miracle !

On vient de découvrir – au 3e mandat de la droite UMPF – que les 240 fenêtres de l’école du centre n’avait que du « simple vitrage ».

Là encore du copier-coller mais sur « le modèle de l'école privée, qui a regroupé ses établissements sur deux sites au lieu de trois. ». Donc élimination de l’école maternelle des Carrières. Tout cela à l’horizon 2015.

 

D’habitude c’était aux « vœux du maire » que l’on avait droit, en guise d’étrennes, à ces mirifiques promesses…

 
La politique de la main tendue à l'opposition telle que le maire la conçoit !
 
   
 
   

Puérilités

Ce Conseil Municipal où manquaient, outre l’opposition, cinq conseillers (absences peut-être dues aux changements de dates intempestifs ?), allait donner lieu à des assauts de puérilité.

Dans le style « tartagueulàlarécré », il y eut d’entrée un adjoint qui clama, à l’encontre de la tête de file du groupe d’opposition « Je ne suis pas prêt de lui serrer la main ».

Mais dans le genre « cés’luikildikiyé », le maire fit très, très fort en osant parler de « manipulation et d’instrumentalisation » : la calomnie révèle une auto-accusation sous-jacente. Car de quel pouvoir de « manipulation » disposerait une association à l’égard d’une autre ? En revanche, on voit bien de quels moyens de pression disposent une municipalité à l’encontre d’une association.

L’exemple pas si lointain de « La motte aux dames » serait peut-être à remettre en mémoire où, entre autres vilenies, le chantage au réemploi des professionnels fut cyniquement manié pour paralyser l’action de protestation de l’association.